La fermeture des Forges de l'Adour vue par la Compagnie (suite)...

Publié le par adolphine

Conférence de Presse du 6 juin 1963 sur la Conversion de l'usine du Boucau (Forges de l'Adour) - suite...

 

 

Les difficultés de la conversion

 

Nous allons maintenant faire le point du travail qui a été accompli pendant les 18 mois qui viennent de s'écouler.

Evoquons d'abord très brièvement le schéma des opérations à réaliser et à sychroniser à partir de la situation présente, qui est celle de notre usine sidérurgique où travaillent 1500 personnes, pour arriver au stade final, celui où notre usine ayant disparu, d'autres établissements industriels tourneront au Boucau, fournissant emploi et salaire à notre personnel actuel.

Il faut d'abord détecter des entreprises désireuses de créer des usines nouvelles, comportant des activités conciliables avec la situation géographique du Boucau et avec l'utilisation de notre personnel.

Il est évident que pour les attirer, il faut qu'un certain nombre d'avantages financiers, fiscaux et d'infrastructure matérielle leur soient offerts pour qu'elles choisissent le Boucau parmi les différents points d'impact que leur présentent des organismes régionaux en quête d'expansion industrielle.

Il faut ensuite passer avec ces entreprises des conventions prévoyant l'embauchage de notre personnel à des conditions de rémunération acceptables. Ici se pose la question du remploi du personnel âgé ou déficient. Cette sujéton s'ajoute aux précédentes pour expliquer qu'il faut pouvoir offrir des conditons suffisamment attirantes à nos cocontractants.

Il faut ensuite que les opératons de démarrage des usines nouvelles soient programmées dans le temps pour être coordonnées avec l'arrêt de nos propres ateliers. Ce qui est vrai dans le temps, l'est aussi dans l'espace pour que les implantations d'usines nouvelles soient compatibles entre elles, notamment pour l'utilisation des ervices généraux : port, voirie, raccordement ferroviaire, eau, électricité, etc...

Il faut enfin qu'entre l'arrêt d'un de nos ateliers et le démarrage d'une unité nouvelle se place la formation professionnelle éventuelle. Et n'oublions pas qu'il n'y a pas obligatoirement concordance ni en nombre ni en qulification entre les effectifs que nous pouvons libérer à un moment donné et ceux que peut reprendre à un autre moment une entreprise nouvelle.

Ce bref résumé ne donne qu'une idée très incomplète des problèmes que pose une telle opération de conversion, problème que nous avons dû creuser avec l'aide des administrations publiques auxquelles nous sommes profondément reconnaissants de la bonne volonté et de la diligence qu'elles ont apportées et qu'elles apportent pour nous aider à défricher ce chemin...


                                                                à suivre...

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