La fermeture des Forges de l'Adour vue par la Compagnie (suite)...

Publié le par adolphine

Conférence de Presse du 6 juin 1963 sur la Conversion de l'usine du Boucau (Forges de l'Adour) - suite...

 

 

L'infrastructure administrative (suite)


C'est également sur le plan local qu'une collaboration était nécessaire avec les autorités. Que ceci nous soit une occasion pour remercier les Préfets des Basses Pyrénées et des Landes pour l'appui qu'ils apportent à notre opération de conversion.

Celle-ci n'est certes pas simplifiése par le fait que notre usine se trouve à cheval sur la frontière de deux départements, mais cet obstacle administratif a pu être surmonté sans trop de difficulté, grâce à une bonne volonté commune.

Nous avons eu la satisfaction de constater que les Conseils généraux des Landes et des Basses Pyrénées ont, fin mars et début avril, voté les crédits nécessaires pour la création d'une zone industrielle sur les terrains de notre usine.

Il convient à ce sujet d'exposer les motifs pour lesquels, d'une part, cette mesure était nécessaire et , d'autre part, d'expliquer pourquoi elle peut paraître avoir quelque peu tardé à être décidée.

Nous étions en présence au départ, c'est à dire au début de 1962, d'une incertitude totale quant à la nature des industries qui viendraient s'implanter au Boucau. Nous ignorions au surplus le nombre d'entreprises ou d'usines qui seraient nécessaires pour assurer le remploi de notre personnel.

L'idéal aurait été évidemment de trouver une entreprise de 1500 personnes, prenant notre relève et reprenant notre personnel dans des conditions sensiblement équivalentes à sa qualification actuelle.

Nous n'avons pas eu la bonne fortune de trouver cette solution miracle et nous avons dû, au bout d'un certain temps, arriver à la conviction que la relève serait assurée non par une usine d'effectif aquivalent mais par un certain nombre d'usines plus petites.

Si l'on ajoute que les bâtiments et les installations d'une usine sidérurgique comme la nôtre sont à peu près totalement inutilisables pour d'autres usages, il fallait repenser complètement l'infrastructure des lieux et la prévoir à l'intention d'usines de type non seulement différent mais encore totalement inconnu au départ.

Il est donc apparu progressivement qu'il était indispensable de prévoir l'aménagement d'une zone industrielle pourvue de routes, d'adduction d'eau, etc... et apte à des utilisations diverses.

C'est cette décision que les Conseils généraux ont bien voulu voter, cependant que notre Compagnie acceptait d'apporter gratuitement 70 ha de terrain ainsi que de consentir un important effort de trésorerie pour faciliter le démarrage des opérations de mise en état de la zone...


                                                                   à suivre...



Publié dans Histoire

Commenter cet article