La fermeture des Forges de l'Adour vue par la Compagnie (suite)...

Publié le par adolphine

Conférence de Presse du 6 juin 1963 sur la Conversion de l'usine du Boucau (Forges de l'Adour) - suite et fin...


 Les résultats acquis (suite et fin)


Dans un avenir proche, notre usine sera donc arrêtée, mais des usines nouvelles tourneront sur son emplacement. C'est tout un éventail d'activités diverses qui va naître au Boucau.

- Activités diverses par leur nature, allant d'usines à lourds investissements et manipulant des matières pondéreuses comme les engrais ou le ciment jusqu'à la mécanique, la construction électrique, la fabrication de meubles etc...

- Activités diverses par la dimension des usines, dont les plus petites auront une quarantaine d'ouvriers et dont la plus importante, après un premier stade de 600 à 700 personnes, doit dépasser, dans quelques années, l'effectif de 1000.

- Activités diverses par leur structure, certaines étant des entreprises personnelles, d'autres dépendant de groupes importants.

Si c'est à des initiatives françaises que revient la majorité de ces installations nouvelles, nous devons toutefois signaler que dans certains cas des participations étrangères, américaines, belges et allemandes ont accepté, ou envisagent, d'y collaborer.

Parmi les contrats d'ores et déjà signés, il en est un qui concerne un industriel français rapatrié d'Algérie, ce qui a permis en la circonstance de résoudre ainsi une double conversion.

Nous pensons fermement qu'il est préférable pour la stabilité de l'emploi dans une région peu industrialisée comme celle du Boucau, de diviser ainsi le risque d'avenir, en répartissant les activités entre des secteurs industriels différents et entre diverses firmes de tailles variées plutôt que de les concentrer en une seule usine dont dépend alors le sort de tout le pays.

L'aventure actuelle montre bien que la monoindustrie, comme la monoculture, n'est pas sans danger.




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