Conférence sur la Chapelle des Forges du 20 septembre 2008.....

Publié le par adolphine

L’Eglise des Forges


Quel plaisir de se retrouver dans cette église.

Après 11 années de fermeture elle est de nouveau ouverte, un grand merci à la Municipalité pour cette réhabilitation.

Je vais vous parler de son histoire.

Mais avant de commencer mon propos je voudrais y associer, non sans émotion, la mémoire d’un érudit local qui nous a quitté il y a quelques mois : Jacques Verges.

Je vais essayer à travers cet exposé de répondre à trois questions : Pourquoi, comment et par qui ?

Rappel historique :

Trois évènements historiques sont importants pour Tarnos et Boucau.

Le premier

 :

C’est le détournement de l’Adour par Louis de Foix en 1578. Le fleuve qui se jetait jusque là à Port d’Albret, va avoir une nouvelle embouchure ici à Tarnos, au lieu dit Trossoat, ce sera le Boucau-neuf, Port d’Albret devenant Vieux-Boucau.

C’est un événement important car il procure un port à Tarnos.

Le deuxième

 :

C’est la construction à partir de 1853 de la voie de chemin de fer Bordeaux-Bayonne. Le chemin de fer traverse Tarnos dans la totalité de son territoire et une gare est créé au quartier du Boucau (qui ne deviendra commune indépendante qu’en 1857).

Ces deux facteurs vont entraîner dans les années 1880 la construction du complexe sidérurgique des Forges de l’Adour qui est le troisième événement historique important.

Le troisième

 :

En 1881, la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et du Chemin de fer, achète 400 hectares de forêt de pins à Tarnos et à Boucau.

Elle veut y implanter une usine à laminer du rail pour la Compagnie du Midi.

C’est Claudius Magnin qui est chargé de la construction et de la direction de cette usine.

Un commerce tripartite va naître. L’usine fait venir par bateau de la houille du Pays de Galles, le même navire va chercher le minerai de fer à Bilbao et ensuite rejoint le Pays de Galles avec une cargaison de poteaux de mines (faits en pins des Landes).

L’implantation de l’usine, qui allait employer jusqu’à 2155 salariés, entraîne le développement de tout un quartier dans les communes de Tarnos et de Boucau :

le quartier des Forges.

Dans cette fin du 19ème siècle la doctrine paternaliste est en plein essor et elle va s’appliquer à Tarnos. Dans cette doctrine le patron assume l’autorité et les devoirs d’un père à l’égard de ses enfants salariés. Il est responsable de leur bien être en contrepartie de quoi ils lui doivent respect et obéissance."  Le patron doit être un père à qui Dieu impose l’obligation de remplir les devoirs de la paternité aussi bien du point de vue spirituel que matériel "

L’entreprise paternaliste pénètre tous les aspects de la vie privée de ses employés.

Ici, elle construit des logements pour ses cadres et ses ouvriers.

Il faut penser aux enfants des ouvriers qui ont besoin d’être éduqués. Dès 1884 c’est une école congréganiste qui est créée. Elle est dirigée par les Sœurs de la sagesse.

Le 3 octobre 1884 quatre Sœurs de la Sagesse s’installent à l’emplacement actuel de l’école Notre Dame.

L’aspect spirituel n’est pas oublié. Dès les premiers jours de 1885 on construit une petite chapelle dans les locaux de l’école. C’était un peu étroit et à l’occasion de certaines cérémonies la foule débordait jusque dans la cour. Le dimanche 1er février 1885 la première messe y est célébrée. Des Statues de la Sainte Vierge et de Saint Joseph sont offertes par Madame de Montgolfier (la femme du directeur général de la Cie).

Le 28 février 1886 on inaugure un chemin de croix.

Le 21 mai 1888 Monseigneur Delannoy, évêque d’Aire et de Dax, vient pour la première fois donner la confirmation dans la Cité des Forges.


                                                                     à suivre....



Remerciements à Maïté Maisonnave pour le prêt de ses photos et à JP Cazaux pour celui de sa conférence...

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